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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

17 Mar

Les belles années

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Un auteur du Sud Ouest

Eles-belles-annees-1.jpgxtrait chapitre 1 - Elle partit, courant comme une folle, criant à tue-tête :

 

– Baptiste a des chaussures toutes neuves, Baptiste a des… 

 

Elle, c’était Isabelle Letémoin de la ferme des Saulles. Et tous voulaient les voir mes belles chaussures neuves, certains voulaient même savoir combien elles coûtaient. Ce ramdam ne tarda pas à arriver aux oreilles de la directrice, Margueritte Duval-Lanterre.

 

  Que se passe t-il encore ? 

 

– Madame, c’est Baptiste, il a de très belles chaussures en cuir toutes neuves. C’est un cadeau de son père qui les a envoyées d’Australie. Elles sont vraiment…

 

La directrice s’avança vers moi, m’empoignant par l’épaule.

 

  Baptiste, ce que tu fais est indécent. Ce n’est pas bien de se vanter d’avoir de belles choses, quand d’autres sont complètement démunis. Regarde autour de toi : un très grand nombre de tes camarades n’ont que de vieilles chaussures maintes et maintes fois réparées et ressemelées. Ton comportement est immoral, inadmissible. Tu…

 

  Mais madame, j’y peux rien moi si certains de mes camarades n’ont pas de chaussures neuves, je…

 

  Tais-toi Baptiste, on ne coupe pas la parole aux grandes personnes. Tu pouvais très bien mettre tes chaussures neuves sans t’en vanter. Mais toi, c’est la première des choses que tu fais en arrivant dans la cour. Tu es très mal élevé, toute ton éducation reste à faire.

 

  Mais madame, c’est pas moi qui me suis vanté, c’est Isabelle. Elle…

 

  Tais-toi Baptiste, tu n’as rien compris à ce que je viens de te dire ! On ne coupe pas la parole aux grandes personnes, et à plus forte raison, quand il s’agit de la directrice de ton école. Et en plus, tu dénonces une camarade !  Tu es puni, tu vas immédiatement aller en classe et copier cent fois « la vantardise est un vilain défaut ». Et cent fois «  je ne dénoncerai plus mes petits camarades ».  Et quand tu en auras terminé, tu conjugueras vingt fois « ne pas se vanter » au futur simple de l’indicatif.

 

Je ne répondis pas : pas la peine d’aggraver mon cas.  Puis elle rajouta quelques mots qui ne m’étaient pas véritablement adressés, mais qu’elle souhaitait quand même que j’entende.

 

– Quelle impertinence ! Mais cela ne m’étonne guère. Avec un père qui l’abandonne et se sauve à l’autre bout du monde et une mère qui s’en débarrasse en le confiant, sous un prétexte futile, au premier venu. Quelle famille ! Et dire que nous les avons accueillis en leur offrant ce que notre pays avait de meilleur! Pauvre France…

 

Depuis le dix-sept juin dernier, j’habite la ferme de L’Arcange, chez grand-père Émilio.  Et au premier octobre, j’ai fait ma rentrée des classes à l’école de  Floréal. C’est suite  à l’incendie de notre bergerie sur L’Arradoy à Saint-Jean-Pied-De-Port.  Heureusement, en aboyant,  Réglisse a donné l’alerte et nous avons pu sauver presque toutes les brebis et même les agneaux. Seules trois,  sur le point d’agneler ont péri ; c’était très dur à voir. Le bâtiment, la fromagerie, le foin, tout a été détruit. Les gendarmes ont dit que ce n’était pas accidentel et maman avait très peur pour moi. Grand-père a alors proposé de m’installer chez lui. Le temps que les choses retrouvent un cours normal. Maman hésitait. Tante Mariéta aussi avait offert de m’héberger chez eux à Agen. Mais avec les jumeaux qui lui donnaient déjà du fil à retordre, grand-père décida que ce n’était pas la peine d’en rajouter.  Le dix-sept juin,  jour de mon huitième anniversaire,  je quittai la ferme Etchebéry sur L’Arradoy pour L’Arcange. Maman et mon chien Réglisse me manquent beaucoup,  mais grand-père Émilio s’occupe très bien de moi.

 

Pour l’incendie de la bergerie,  maman a de très forts soupçons. Elle pense que  son oncle,  Ramuntxo Etchebéry, et ses deux fils en sont les auteurs, à cause de l’héritage. Ils habitent Mestérika à quelques cent trente kilomètres de l’autre côté de la frontière.

 

Au début, c’est grand-père Émilio qui m’accompagnait à  l’école de Floréal. Maintenant, nous faisons un bout de chemin ensemble puis je continue à pied avec les autres voisins. Nous sommes plus d’une quinzaine sur la route. Ça rassure grand-père de voir tous ces enfants autour de moi. Tous ne sont pas de nos amis, loin s’en faut. Mais le pire, c’est Anatole Letourneur. Derrière son dos, on le surnomme King Kong. Mais derrière son dos seulement. C’est le fils de Félicien Letourneur de Villeneuve-de-Floréal. D’après ce que j’ai compris, mon papa, alors qu’il avait mon âge, a assez bien connu Félicien. Des quelques frictions qu’il y a eu entre eux,  apparemment, le papa d’Anatole en garde quelques rancœurs.  Normalement, Anatole n’aurait jamais dû venir dans notre école. Mais son père avait fait des pieds et des mains pour que King Kong soit scolarisé à Floréal. Autre petit détail qui avait facilité la chose, sa mère Gertrude Lamaison, concubine  de Félicien Letourneur, travaille à la poste de Floréal. Anatole est très grand et très costaud  pour ses douze ans. Ses bras très longs sont munis à leur extrémité de véritables battoirs. Vous comprenez maintenant d’où vient son surnom. Je suis persuadé qu’il est le portrait de son père à son âge.  Dommage pour lui, mais son cerveau n’a pas véritablement suivi l’évolution de son corps. Sa tête, pourtant assez imposante, semble vide et malgré ses trois années de plus, il traîne encore son imposante carcasse dans ma classe. Le problème est que l’énergumène et moi  empruntons en partie le même chemin. Il a déjà tenté de me chercher des crasses, mais il y a d’autres grands et je cours bien plus vite que lui. Alors il ronge son frein et attend son heure. Il a bien failli la trouver une fois, son heure. Heureusement, Lucien Lachaume, le facteur, passait par là et lui a administré  un sévère savon. Je l’aime bien, Lucien Lachaume. Il passe souvent à la maison boire un verre et discuter avec grand-père. Il y a quelques mois, le pauvre homme a perdu sa femme Etiennette. Elle s’est noyée dans le puits en remontant de l’eau. Il a beaucoup de mal à s’en remettre. D’autant plus que des rumeurs parlaient de suicide, mais bon, les rumeurs !   Le directeur, ou plutôt la directrice de l’école de Floréal se nomme Margueritte Duval-Lanterre. Elle fait la classe des grands, c’est la fille de Gaston Lanterre,  l’ancien maire du bourg. Au lendemain de la guerre, le général Aristide Clément Autun, le propriétaire du château Tourne-Pique, lui a ravi la Mairie. Quelques mois plus tard, l’homme décédait. Grand-père est régisseur au château, il est aussi l’ami du Général, alors cette dame nourrit quelques griefs à l’égard de nos familles. Elle raconte à qui veut l’entendre, et parfois ils sont nombreux, que son père est mort à cause du Général et de ses amis.  À plusieurs reprises, j’ai dû supporter ses réprimandes injustes. Avant l’hiver, papa m’a envoyé de belles chaussures hautes, en cuir, avec de gros crampons. Elles sont vraiment très belles, mes chaussures. À peine arrivé dans la cour de l’école, je les ai fait admirer à  Isabelle Letémoin de la ferme des Saulles - vous connaissez la suite - et la directrice m’a puni.  D’abord  je ne me suis pas vanté, je les ai juste montrées à Isabelle, mes chaussures. Et puis, j’y peux quoi, moi, si Isabelle l’a répété à tout le monde en criant très fort ? Et mon papa, il y peut quoi si des parents n’ont pas les moyens d’acheter des chaussures neuves à leurs enfants? Et puis,  pour qu’elles deviennent vieilles un jour les chaussures, faut bien qu’un autre jour elles aient été neuves !  La semaine dernière, c’est grand-père qui m’a acheté des bottes, celles que j’avais ramenées de L’Arradoy étaient trop petites. Avant d’aller à l’école,  je les ai un peu salies dans l’eau boueuse. Et je n’ai surtout pas commis l’erreur de les montrer à Isabelle. C’est dommage de ne pas pouvoir montrer les cadeaux mais c’est comme ça la vie. Plusieurs fois, les remontrances portaient sur mon repas du midi. Le midi, ceux qui sont trop loin pour rentrer chez eux,  dînent dans un réfectoire. Nous sommes une bonne cinquantaine.  Chacun mange le repas que les parents ont préparé dans la musette. Madame la directrice trouve que grand-père me donne trop. Elle sort son refrain habituel sur l’indécence d’afficher ses moyens alors que d’autres n’ont presque rien. C’est vrai qu’il m’arrive de ne pas tout manger, mais c’est surtout du pain qui reste.  À mon retour de l’école,  Tarzan me donne un coup de main. Le chien, faut bien qu’il mange aussi. Ce qu’elle ne sait pas la directrice,  c’est que je donne toujours un peu de mon repas à la petite Justine. Souvent,  la pauvre n’a qu’une pomme. Justine, c’est un peu  la Cosette  de Jean Valjean dans les Misérables de Victor-Hugo. Sauf qu’il n’y a pas de Thénardier et qu’elle a encore sa maman. Son papa, elle ne l’a jamais connu.  J’en ai parlé avec grand-père et depuis il me prépare tous les matins un petit paquet, juste pour elle. Mais ça, personne ne le sait, et j’ai demandé à grand-père de garder le secret. Si ça s’apprenait, on dirait que Justine est ma fiancée, et des fiancées, je n’en veux pas, j’ai déjà ma maman. Je m’arrange toujours pour lui remettre le paquet pendant le trajet. J’ai même proposé à grand-père de lui donner mes anciennes bottes, trop petites. Elles ne sont pas percées, alors autant qu’elles servent à Justine. Le lendemain, elle les avait déjà aux pieds, pourtant il ne pleuvait pas. Je pense que c’était juste pour me faire plaisir. Mais ça, elle ne l’a pas dit, elle ne parle pas beaucoup la petite Justine. Elle a toujours l’air un peu triste. À la directrice, j’aurais voulu lui répondre que sa Renault Prairie vert forêt, elle la montrait bien ! Et pourquoi acheter une voiture de six à sept places alors qu’ils ne sont que deux, si ce n’est pour se pavaner avec ? Et les pauvres, des autos, ils n’en possèdent pas. Souvent,  ils n’ont même pas de bicyclette. Et puis,  je n’allais quand même pas me priver de manger, sous le seul prétexte  que d’autres étaient plus pauvres. C’est vrai qu’on ne manque de rien à L’Arcange. Mais grand-père travaille beaucoup,  il a deux travails et même trois l’hiver : la ferme de L’Arcange avec la vigne et ses champs de blé et d’avoine, et même un champ de maïs. Il a aussi son poste de régisseur au château Tourne-Pique. Pour le troisième, je ne peux pas vous en parler, vous comprendrez pourquoi plus loin. Et en plus,  il est associé avec le Général et deux autres paysans dans une affaire à Condom « Délices de France et de Gascogne ». Si je dis à la directrice que certains habitants de Floréal sont des fainéasses, et qu’ils dépensent le peu d’argent qu’ils gagnent au café de Pierrette Malfeu au lieu d’acheter à manger pour leurs enfants,  je vais me faire disputer. Pourtant, c’est Armand  Malcoeur de la ferme de la Gare qui le dit. Et lui,  c’est comme grand-père, il travaille encore beaucoup. Il est déjà vieux mais il aide son fils Grégoire et fait toujours ses dix à douze heures. Mais bon, pendant les cours, je suis dans la classe de Gustave Duval, le mari, et ça peut aller. 

 

Je parle, je parle mais je ne me suis même pas présenté. Moi, je suis Baptiste et j’ai huit ans et demi, presque neuf. Avant, je m’appelais Baptiste Etchebéry comme maman. Mais depuis que mon papa m’a retrouvé, ou plutôt trouvé, je m’appelle  Baptiste Montazini. Maman s’appelle Sonia Etchebéry. Et même si, en ce moment, je réside chez grand-père à Floréal, et vous savez pourquoi,  j’habite bien sûr en temps normal avec maman une ferme sur l’Arradoy à Saint-Jean-Pied-de-Port. Mon papa, c’est Sylvio, il vit en Australie,  près d’Adélaïde, dans la Barossa Vallée. La dernière fois que je l’ai vu, c’était il y a plus de trois ans déjà. Depuis, il s’est marié et j’ai même une petite sœur, Simonetta. J’ai oublié de vous dire que la femme de papa et la maman de Simonetta s’appelle Angelika. Je ne connais ma petite sœur et sa maman  que par photos, mais ils doivent tous les trois nous rendre visite cette année. Il est prévu qu’ils arrivent début août, avant les battages. Encore huit mois à attendre, ça me tarde de revoir papa et de connaître ma petite sœur. Notre histoire est assez compliquée, mais bon,  maintenant je m’y retrouve. Mon papa, il habite de l’autre coté du Monde. Quand chez nous il fait jour, là-bas il fait nuit. Quand ici c’est l’été, là-bas c’est l’hiver. Mais je pense tout le temps à lui. J’imagine ce qu’il fait, ce qu’il pense de moi,  de nous, de sa famille restée ici. Il est loin mon papa, mais je suis persuadé qu’il est bien plus proche pour moi, que pour beaucoup  d’autres enfants qui ont le leur tous les jours à la maison. Il m’écrit souvent et je réponds moi-même à toutes ses lettres. Tous les ans, je reçois un cadeau à mon anniversaire, un autre avant la rentrée des classes et un autre à Noël. C’est le Père-Noël qui passe pour moi là-bas. Je sais aussi qu’il envoie de l’argent à maman. Pour mon dernier anniversaire, j’ai reçu un sac à dos. Papa l’a fait fabriquer spécialement pour moi. Il est très solide, en cuir de vache et en toile très épaisse, avec cinq poches. Deux à l’intérieur et trois plus petites à l’extérieur. Il est juste assez grand pour mes affaires d’école et mon repas du midi.  Ici, personne n’en possède de pareil. Dans l’une des poches intérieures, papa avait glissé trois petits ustensiles assez particuliers. Je ne savais même pas  que ça pouvait exister et pourtant ! Dans la lettre qu’il avait jointe, il me proposait de les utiliser pour une tâche bien particulière. Avant son départ, papa m’a fait cadeau de sa bicyclette rouge. Il l’avait achetée quelques années après son arrivée en France avec son propre argent, enfin presque ! Je me demande bien comment il avait pu économiser assez d’argent pour acheter une bicyclette, mais je ne lui ai pas posé la question. Mais papa m’a fait  un autre immense cadeau. Toute sa collection de livres, il y en a plus de deux cents ! Il n’en a gardé que quelques uns avec lui. Il les a classés : ceux que je peux lire maintenant, et ceux que  je pourrai lire plus tard quand je serai plus grand. Une partie est restée à L’Arcange, l’autre est à la ferme Etchebéry. Quand je vais garder les brebis, j’en prends toujours un avec moi. En ce moment, je suis en train de lire Don Quichotte de la Mancha. Il a été écrit par un espagnol, Miguel de Cervantès.  Plutôt marrant, ce dingo à cheval qui chasse les moulins à vent !

 

Mariéta, c’est la sœur de papa.  Avec son mari Julien Montesquieu, ils habitent Agen, à une quarantaine de kilomètres de L’Arcange. Ils y possèdent une entreprise de vente de machines agricoles.  Ils ont trois enfants, mes cousins : les jumeaux Fabien et François, et ma cousine Edmonde. Elle est très gentille Edmonde, elle a à peu près mon âge  mais elle parle beaucoup. De temps en temps, elle me parle d’une amie qui la rejoint la nuit quand elle dort. Il s’agirait d’une demoiselle toute habillée de blanc qui s’assoit sur le lit, et qui lui prend la main, sans même lui parler. Moi, je pense que c’est juste un rêve. Mais comme je ne veux pas la contrarier, je fais semblant de la croire.  Souvent le mercredi soir, ma tante Mariéta accompagne les jumeaux  à L’Arcange. D’après ce que j’ai pu comprendre, ça lui fait quelques vacances. Puis, elle repart pour revenir les reprendre le jeudi à la nuit. Le samedi en fin d’après-midi, c’est toute la famille Montesquieu qui débarque à la ferme jusqu’au dimanche soir. À peine arrivée, Martial, le fils de Madame Éliette et du Général, le propriétaire du château Tourne-Pique, rapplique. Mes cousins et Martial  sont plus âgés que moi mais je me suis assez bien intégré à l’équipe. Grand-père leur a bien expliqué que, si j’étais à L’Arcange, c’est que des crapules pourraient s’en prendre à moi. Ils ont reçu la recommandation  de ne jamais me quitter des yeux. Si nous voyons une voiture suspecte qui roule au ralenti, ou même des inconnus, nous devons immédiatement nous éloigner et les avertir. Des fois, il y a aussi Rosalie, la fille des Delaminque de la ferme voisine du Tachou, qui vient avec nous. Mais pas toujours, parce qu’elle se dispute souvent avec les jumeaux et elle s’en va. Puis quelques jours plus tard,  elle rapplique.  Pendant les grandes vacances, grand-père m’a accompagné voir maman et Réglisse à la ferme Etchebéry. Nous y sommes restés deux journées.  Ça m’a fait mal au cœur de repartir. J’ai même pleuré un peu et maman aussi. La bergerie n’a  pas encore été reconstruite, ni même la fromagerie. Alors la nuit, les brebis sont chez un voisin, la ferme Ezkerra.  Pour Noël, c’est maman qui nous a rendu visite avec la camionnette.

 

Grand-père se languit de ne pas voir son fils Sylvio, mon papa.  De temps  en temps, alors qu’il se croit seul,  il prend sa photo sur le buffet. Et sans bouger pendant plusieurs minutes, il  la contemple.  Je fais alors semblant d’arriver et il la repose. Puis il me prend dans ses bras,  il me soulève et je vois la tristesse dans ses yeux. 

 

  Grand-père, je sais que papa pense souvent à nous.

 

  J’en suis certain Baptiste, j’en suis certain. De toute façon, quand j’ai envie de le voir,  je regarde au fond de tes yeux et il est là.

 

  Moi aussi grand-père, je regarde au fond de tes yeux et je vois aussi mon papa.

 

Demain samedi douze janvier, on va tuer le cochon, ou plutôt les cochons. Trois le même jour : un pour nous les Montazini, un autre pour les Montesquieu et le troisième, pour les Clément-Autun du château Tourne-Pique. C’est une véritable fête qui se prépare. Tout se passera à L’Arcange.

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