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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

33 - Ambroisine et ses frères

Publié par Michel Zordan

Ambroisine, et ses frères – Auteur Michel ZORDAN

– Commandant Parisi, des nouvelles de votre serial-killer ?

– Théo Grandville, que faites-vous ici, et comment y êtes-vous parvenu ? Et qui vous a avisé pour ce nouveau… nouveau meurtre ? Vous parlez de serial-killer, mais rien ne prouve que cet assassinat puisse être rattachés aux autres. Et rien ne prouve que les autres assassinats aient d’ailleurs un lien entre eux.

– Commandant, s’il vous plaît, il semblerait que le mode opératoire soit identique. Seul un pervers de la pire espèce, peut avoir fait ça. Je ne pense pas qu’il puisse y en avoir deux en France, pour agir ainsi… aussi cruellement. Je sais que vous savez des choses, je vous promets que je n’écrirais rien qui puisse compromettre votre enquête. De toute façon, j’écris un roman, et lorsqu’il sera publié, le criminel sera depuis longtemps sous les verrous.

– Théo Grandville, désolé, mais je n’ai pas trop de temps à vous consacrer. Je vais vous faire une proposition, invitez-moi au restaurant, et peut-être pourrais-je m'épancher un peu. J’ai bien dit un peu. Mais attention Monsieur le romancier du dimanche, pas question de resto à deux balles. Un restaurant chic, de qualité et mes confidences seront également de qualité. Il y a un truc bizarre quand même, vous avez un travail en or, conseiller fiscal dans le cabinet de votre père. Le cabinet d’affaires Grandville a comme clientèle les plus grosses fortunes de Paris, de France, et de Navarre. Que des entreprises internationales. Vous êtes le seul héritier, et vous vous acharnez à vouloir écrire des polars qui ne seront jamais publiés. N’est pas San Antonio qui veut !

– Commandant Parisi, d’abord San Antonio n’est pas un écrivain, mais le personnage principal d’une saga qui dure depuis 1949. L’écrivain, c’est Frédéric Dard. Mais savez-vous pourquoi, je n’ai rien réussi de bon jusqu’à maintenant ! Tout simplement parce que mes histoires n’étaient pas réalistes, je le reconnais, elles étaient trop approximatives. Mais ça va changer, j’ai bien compris le truc, j’ai besoin d'informations concrètes, prises au plus près de l’action. Et tant que le, ou les suspects, ou même les coupables, ne sont pas identifiés, au plus près de l’action, c’est vous, la police. Cette affaire est plutôt sordide. Et le sordide, le morbide, avec des détails bien précis, bien saignants, bien croustillants, les gens s’en défendent, mais ils en raffolent. Il n’y a que ça qui marche. C’est la troisième victime, et il faut bien l’avouer, le tueur a l’imagination macabre, n’est-ce pas commandant ! Et cerise sur le gâteau, vous êtes très jolie, très belle, mais je ne voudrais pas être accusé de faire du sexisme, alors…

– Théo Grandville, vous pouvez me faire la cour, et m’accuser d’être belle et jolie, et ce, tant qu’il vous plaira, ce n’est pas moi qui irai vous en blâmer. Et pour le resto Grandville, vous décidez quoi ?

– Bien entendu commandant Parisi que je vous invite au restaurant, et j’ai déjà une petite idée de l’établissement dans lequel, je pourrais vous amener. Nous sommes vendredi, ce soir commandant, ce soir 8 heures, ça vous irait ?

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